“One woman, endless possibilities. Give me some new challenges, I’m ready.” annonce le compte twitter de Katsuni. Après des études de sciences politiques à l’IEP de Grenoble, Katsuni a choisi le porno, expérience qui engage toute une vie. Posée, intelligente, elle nous offre un regard rare sur un monde étouffé par l’hyper-sexualité et le néo-puritanisme.
Si tu t’intéresses à la sexualité, au porno, à l’érotisme ou aux débats qu’ils provoquent, cette interview de Katsuni est précieuse pour une raison simple : elle ne se contente pas de provoquer. Elle éclaire. Elle distingue les notions, démonte plusieurs idées reçues et montre, dans la pratique, comment une actrice X peut penser son métier sans se réduire à un cliché. Ce que tu vas lire ici, c’est donc moins un simple entretien qu’un regard de terrain sur le désir, les tabous, l’industrie du X et la manière dont la société juge la sexualité.
L’essentiel a retenir : Katsuni défend une vision nuancée du porno, de l’érotisme et des rapports de pouvoir.
- Sexualité et érotisme ne sont pas la même chose.
- Le porno est un marché, pas forcément une condamnation morale.
- La domination peut être un fantasme, pas une réalité subie.
- Le piratage a profondément transformé l’industrie du X.
- Les scandales sexuels révèlent surtout notre rapport au jugement.
- Le puritanisme et l’hypersexualisation coexistent souvent.
- Le porno en ligne change la consommation, pas forcément le désir.
Nous sommes passés de l’ère de la sexualité libérée à l’ère de la sexualité banalisée. L’érotisme n’a-t-il pas perdu la part de charme qui résidait dans l’art et la manière d’en parler ?
Katsuni répond d’abord par une distinction essentielle, et c’est probablement le point le plus utile si tu veux comprendre ce débat sans le simplifier à l’extrême : la sexualité renvoie à un comportement, alors que l’érotisme renvoie à une vision, une mise en scène, une manière de suggérer le désir. Concrètement, cela veut dire qu’on peut parler de sexe sans tabou, le montrer, le décrire, le banaliser même, tout en continuant à ressentir de l’érotisme.
Dans les faits, l’érotisme ne disparaît pas parce que la sexualité est plus visible. Il se déplace. Il peut surgir dans une publicité, une photo, un geste, une attitude, un détail du quotidien. Si tu es dans cette situation où tu as l’impression que tout est trop explicite, tu te demandes peut-être si le désir a perdu sa magie. La réponse de Katsuni est non : le charme existe encore, mais il faut savoir le reconnaître. Ce que cela change pour toi, c’est que l’érotisme dépend moins du contexte que de ton regard, de ta sensibilité et de ton histoire personnelle.
Elle ajoute aussi une nuance importante : la banalisation peut rendre certaines personnes moins réceptives, plus blasées. C’est une réalité que l’on constate souvent dans les usages numériques actuels. Mais ce n’est pas une fatalité.
Les scandales sexuels ont largement éclaboussé la scène politique l’année dernière. La domination est inhérente au pouvoir. N’est-elle pas également une part importante de la sexualité?
Sur ce point, Katsuni assume une position très claire : elle a longtemps été fascinée par les rapports de force, mais elle sait aujourd’hui qu’une sexualité épanouie n’a pas besoin d’être fondée sur une relation dominant/dominé. C’est une réponse utile si tu te demandes si la domination est “normale” ou “obligatoire” dans le désir. Non, elle peut faire partie du fantasme, sans définir toute la vie sexuelle.
En revanche, elle estime que la domination est très présente dans le porno, parce que ce genre repose souvent sur des mises en scène de pouvoir, à la fois physiques et psychologiques. Dans la pratique, cela s’explique facilement : les jeux de domination transgressent des tabous et peuvent être très excitants précisément parce qu’ils mettent en scène une tension.
Ce qu’il faut retenir, c’est la différence entre fantasme et réalité. Un scénario sexuel peut être jouet, codé, mis en scène, sans être une norme relationnelle. Si tu rencontres ce sujet dans ton couple ou dans tes réflexions personnelles, le plus sain est souvent de parler du cadre, du consentement et des limites avant même de parler de performance.
Lorsqu’elles l’ont quitté, certaines actrices X décrivent l’univers du porno comme un enfer (drogues, exploitation, « cercle vicieux ») Votre expérience personnelle n’a pas l’air si dramatique…
Ici, Katsuni défend une lecture beaucoup plus nuancée que celle qu’on entend souvent. Elle ne nie pas les discriminations, ni les difficultés de reconversion, ni les dérives possibles. Mais elle refuse de réduire toute l’industrie à une logique de destruction. Dans son expérience, le X peut être vécu de manière saine, positive et assumée.
Ce qu’elle met surtout en avant, c’est la responsabilité individuelle. Dans la pratique, cela signifie qu’un choix professionnel ne se vit pas de la même façon selon ton rapport à toi-même, à tes limites, à ton entourage et à ta capacité à poser un cadre. Elle rappelle aussi un point rarement dit avec autant de franchise : certaines personnes arrivent dans le X avec des fragilités déjà présentes. Cela ne veut pas dire que l’industrie n’a aucune responsabilité, mais cela évite les raccourcis.
Elle insiste également sur une distinction importante : pornographie, prostitution et esclavage sexuel ne relèvent pas du même registre. Ce mélange des genres brouille souvent le débat public. Si tu veux comprendre ce sujet sans caricature, il faut donc regarder les conditions concrètes de travail, les règles, les contrats, les consentements et les rapports de force réels.
Dans les faits, son message est simple : on peut faire du porno sans sombrer, mais cela demande de la lucidité, du respect de soi et une vraie capacité à assumer ses choix.
Que répondez-vous à ceux qui affirment que le porno porte atteinte à la dignité de la femme ?
Katsuni renverse la question : pour elle, condamner systématiquement le choix des actrices porno peut être plus attentatoire à leur dignité que le porno lui-même. Ce n’est pas une défense aveugle du X, mais une défense du droit à disposer de son image et de ses désirs.
Elle rappelle un point souvent mal compris : une femme qui joue un rôle sexuel, qui adopte une posture de soumission ou qui incarne une figure de fantasme n’est pas forcément humiliée dans la réalité. En pratique, un rôle n’est pas une identité. Une scène n’est pas une vérité psychologique. C’est précisément ce que beaucoup de critiques oublient.
Elle reconnaît néanmoins une limite : le porno occidental est très formaté. Il va souvent droit au but, surjoue, répète les mêmes codes et laisse peu de place à d’autres formes de sensualité. Ce que cela implique pour toi, si tu consommes ce type de contenu, c’est qu’il vaut mieux garder un regard critique : le porno n’est pas un miroir neutre de la sexualité, c’est un produit de consommation avant d’être une œuvre artistique.
Dans la pratique, la vraie question n’est donc pas “le porno est-il moral ?”, mais “dans quelles conditions, avec quels codes, et avec quel respect des personnes est-il produit ?”.
Comment-avez vous ressenti la dérive qui tend à rapprocher des affaires de mœurs scandaleuses (DSK, Tron…) de l’hédonisme et de l’érotisme le plus naturel? Et ainsi de faire de toute personne qui aime le sexe un satyre ou un sadique…
La réponse de Katsuni est très critique vis-à-vis de la façon dont les médias traitent les scandales sexuels. Selon elle, on ne juge plus seulement des faits : on fabrique des figures de honte, on colle des étiquettes, on transforme la sexualité en preuve de déviance. Concrètement, cela revient à publiciser l’intime comme si le simple fait d’aimer le sexe révélait un problème moral.
Elle pointe aussi un mécanisme social assez classique : condamner un “monstre” permet à beaucoup de se sentir meilleurs. Dans les faits, les médias exploitent ce ressort parce qu’il vend très bien. Si tu as déjà eu l’impression que certaines affaires sont traitées comme des spectacles, tu vois exactement ce qu’elle décrit.
Son propos est aussi un rappel utile : la sexualité d’une personnalité publique reste une affaire privée, tant qu’elle ne met pas en cause un non-consentement ou un abus. Juger quelqu’un sur ses fantasmes ou ses pratiques, c’est glisser vers une forme de mise au pilori. Et ce glissement peut vite devenir dangereux, parce qu’il mélange morale, voyeurisme et sanction sociale.
Paradoxalement, on a le sentiment d’une hyper sexualisation des images (TV, internet, magazines, pub), et d’un retour d’une forme de puritanisme imposé par des féministes intégristes…
Katsuni répond que ces deux phénomènes vont ensemble. Plus le sexe attire l’attention et vend, plus il est utilisé comme outil de communication. Et plus il est utilisé, plus il provoque des réactions opposées. Dans la pratique, l’hypersexualisation des images nourrit mécaniquement des formes de rejet, parfois très agressives.
Elle vise ici les excès idéologiques, qu’ils viennent de certains courants féministes ou de groupes religieux. Son idée n’est pas de nier les combats pour les droits des femmes, mais de rappeler qu’un excès de rigidité fait perdre le sens des nuances. Concrètement, on peut défendre des valeurs sans se couper du réel, et on peut aussi rire d’une image ou d’une mise en scène sans renoncer à ses convictions.
Ce point est important si tu t’interroges sur la frontière entre provocation et respect : tout dépend du contexte, de l’intention et de la capacité à comprendre le second degré. Quand cette capacité disparaît, le débat public devient vite stérile.
Internet a-t-il tué l’industrie du porno ?
Non, répond Katsuni, mais il l’a transformée en profondeur. Internet a ouvert un nouveau marché, notamment pour le porno amateur, mais il a aussi accéléré la crise du modèle traditionnel. Le vrai problème, selon elle, c’est le piratage et l’accès massif au gratuit.
Dans les faits, cela a changé le comportement des consommateurs. Beaucoup ne vont plus acheter un DVD porno, même s’ils apprécient vraiment le contenu. Ils cherchent d’abord du streaming gratuit, ce qui bouleverse toute la chaîne économique. Ce que cela change pour toi, si tu travailles dans ce secteur ou si tu t’y intéresses professionnellement, c’est qu’il faut penser adaptation, diversification et nouveaux formats.
Elle ne parle pas de disparition, mais de mutation. Et c’est probablement la lecture la plus juste : l’industrie existe toujours, mais elle ne profite plus aux mêmes acteurs qu’avant. Certaines structures ont disparu, d’autres se sont adaptées, et de nouveaux modèles ont émergé.
Les Français découvrent une catégorie inattendue, sur les sites de porno en streaming “le sexe interracial”. Que représente le sexe “interracial” pour la société américaine. Et que révèle-t-elle de celle-ci?
Katsuni explique que ce terme lui est familier depuis longtemps et qu’elle le voit surtout comme une catégorie marketing, au même titre que d’autres étiquettes du porno. Elle nuance toutefois le mot “race”, qu’elle trouve problématique dans le langage courant. Ce qui compte ici, ce n’est pas seulement la catégorie, mais ce qu’elle permet de cibler.
En pratique, le succès de cette catégorie aux États-Unis montre surtout que le marché cherche à interpeller des publics précis, notamment des spectateurs qui veulent se voir représentés dans les scènes. Cela révèle moins un tabou unique qu’une logique commerciale fondée sur l’identification.
Si tu te poses la question de sa portée sociale, la réponse est donc double : oui, le terme joue sur des imaginaires collectifs ; non, il ne résume pas à lui seul toute la société américaine. C’est un marqueur de marché autant qu’un objet culturel.
On a le sentiment que se développe mondialement une forme d’addiction au porno en ligne, et en même temps à une destruction des mondes fantasmagoriques dans lesquels se développait la libido…
Pour Katsuni, il ne faut pas confondre addiction et mutation des usages. Le porno en ligne est devenu un mode de consommation courant, comme la VOD ou le e-commerce. Dans la majorité des cas, cela ne tue pas le fantasme : cela le transforme.
Elle utilise une image parlante : le porno en ligne peut ressembler à un fast-food du sexe, parce qu’il est rapide, accessible et abondant. Mais cela ne veut pas dire que le désir s’épuise. Au contraire, dans la pratique, la libido se nourrit aussi du réel : un regard, une silhouette, une rencontre, une situation quotidienne.
Ce qu’il faut éviter, c’est de croire qu’un flux infini d’images remplace le désir. Il peut le saturer, parfois l’appauvrir, mais il ne l’annule pas. Si tu te sens concerné par une consommation trop automatique, le bon réflexe est souvent de reprendre le contrôle du rythme et de réintroduire du fantasme personnel, du temps et de l’imaginaire.
Finalement, être rebelle, aujourd’hui, en France, est-ce que ce n’est pas rester vierge jusqu’au mariage?
Katsuni répond non, parce que les symboles de la virginité et du mariage n’ont plus le même poids qu’avant. Pour elle, la vraie rébellion ne tient pas à un code moral figé, mais à la capacité de surprendre, de bousculer les tabous et de dire des choses vraies, même quand elles dérangent.
Dans les faits, être rebelle, ce n’est pas forcément choquer pour choquer. C’est plutôt refuser le mensonge social. Dire qu’on se prostitue, parler d’un viol sans se réduire au statut de victime, ou avouer qu’on n’a pas d’instinct maternel : ce sont des prises de parole qui cassent les scripts habituels. Et c’est précisément pour cela qu’elles provoquent.
Si tu cherches une forme de liberté plus profonde, c’est probablement là qu’elle se trouve : dans l’authenticité, pas dans l’image qu’on attend de toi.
Que pensez-vous de cette citation extraite de la préface d’Histoire d’Ô : « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit. Qu’il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu’elles ont simplement besoin d’un bon maître, et qui se défie de sa bonté… »
Katsuni y voit un discours clairement machiste. Elle démonte surtout la logique qui consiste à présenter la femme comme coupable par nature, menteuse par essence ou destinée à être dominée. Dans la pratique, ce type de texte ne décrit pas une réalité : il impose une vision caricaturale du féminin.
Elle distingue toutefois le fantasme de la généralisation. Une femme peut aimer être soumise dans un cadre consenti, comme elle peut aimer la brutalité symbolique d’une scène, sans que cela définisse toutes les femmes. Ce que cela implique, c’est qu’il faut toujours séparer le jeu sexuel du discours idéologique qui prétend en faire une nature universelle.
Elle rappelle enfin qu’au porno, ce type de mise en scène existe justement parce qu’il s’agit d’un jeu codifié. La caricature y est assumée. En dehors de ce cadre, le même discours devient discriminatoire.
FAQ
Nous sommes passés de l’ère de la sexualité libérée à l’ère de la sexualité banalisée. L’érotisme n’a-t-il pas perdu la part de charme qui résidait dans l’art et la manière d’en parler ?
Non, l’érotisme n’a pas disparu avec la banalisation de la sexualité. Katsuni explique qu’il faut distinguer sexualité et érotisme : l’une relève du comportement, l’autre d’une vision et d’une mise en scène du désir. Dans la pratique, l’érotisme peut surgir partout, même dans un détail du quotidien.
Les scandales sexuels ont largement éclaboussé la scène politique l’année dernière. La domination est inhérente au pouvoir. N’est-elle pas également une part importante de la sexualité?
La domination peut faire partie du fantasme, mais elle n’est pas indispensable à une sexualité épanouie. Katsuni rappelle qu’elle a longtemps été fascinée par les rapports de force, tout en sachant aujourd’hui qu’on peut vivre autrement. Ce qui compte, c’est de distinguer jeu sexuel, consentement et réalité relationnelle.
Lorsqu’elles l’ont quitté, certaines actrices X décrivent l’univers du porno comme un enfer (drogues, exploitation, « cercle vicieux ») Votre expérience personnelle n’a pas l’air si dramatique…
Son expérience n’a pas été dramatique, mais elle ne nie pas les difficultés du milieu. Katsuni estime qu’on peut faire du porno sans sombrer, à condition d’avoir des choix clairs, du respect de soi et une vraie lucidité. Elle insiste aussi sur la différence entre pornographie, prostitution et esclavage sexuel.
Que répondez-vous à ceux qui affirment que le porno porte atteinte à la dignité de la femme ?
Elle répond que condamner systématiquement les actrices porno peut être plus grave pour leur dignité que le porno lui-même. Pour elle, une femme reste libre de ses choix, y compris lorsqu’elle joue un rôle sexuel ou incarne une figure de fantasme. Elle reconnaît toutefois que le porno occidental est souvent formaté et peu diversifié.
Comment-avez vous ressenti la dérive qui tend à rapprocher des affaires de mœurs scandaleuses (DSK, Tron…) de l’hédonisme et de l’érotisme le plus naturel? Et ainsi de faire de toute personne qui aime le sexe un satyre ou un sadique…
Katsuni critique une société qui transforme la sexualité en objet de honte et de spectacle. Selon elle, les médias exploitent les scandales sexuels parce que cela vend très bien. Juger quelqu’un sur ses fantasmes ou ses pratiques revient à confondre vie privée, morale et mise au pilori.
Paradoxalement, on a le sentiment d’une hyper sexualisation des images (TV, internet, magazines, pub), et d’un retour d’une forme de puritanisme imposé par des féministes intégristes…
Pour elle, l’hypersexualisation des images provoque mécaniquement des réactions puritaines. Les deux phénomènes coexistent parce que le sexe vend et suscite des oppositions fortes. Elle défend l’idée qu’on peut avoir des convictions sans perdre le sens du recul et de la nuance.
Internet a-t-il tué l’industrie du porno ?
Non, Internet a surtout transformé l’industrie du porno. Katsuni explique que le piratage et le contenu gratuit ont bouleversé le marché, mais pas supprimé la demande. En pratique, l’industrie a dû s’adapter à de nouveaux usages et à de nouveaux formats.
Les Français découvrent une catégorie inattendue, sur les sites de porno en streaming “le sexe interracial”. Que représente le sexe “interracial” pour la société américaine. Et que révèle-t-elle de celle-ci?
Elle voit surtout dans cette catégorie un terme marketing et un outil d’identification pour certains publics. Le mot “interracial” reflète des logiques de marché autant que des imaginaires culturels. Katsuni nuance toutefois l’usage du mot “race”, qu’elle trouve problématique dans le langage courant.
On a le sentiment que se développe mondialement une forme d’addiction au porno en ligne, et en même temps à une destruction des mondes fantasmagoriques dans lesquels se développait la libido…
Elle parle d’abord de mutation des usages, pas de fin du fantasme. Le porno en ligne peut devenir une consommation automatique, mais il ne supprime pas le désir. Dans la pratique, la libido continue aussi de se nourrir du réel, des rencontres et de l’imaginaire personnel.
Finalement, être rebelle, aujourd’hui, en France, est-ce que ce n’est pas rester vierge jusqu’au mariage?
Non, parce que les symboles du mariage et de la virginité ont perdu une grande partie de leur force. Pour Katsuni, la vraie rébellion consiste plutôt à dire des choses vraies et à bousculer les tabous. L’authenticité compte davantage que le respect d’un code moral figé.
Source : https://snap-nudes.fr/

